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PECHE PROFESSIONNELLE

Le marin pêcheur professionnel doit :
- être identifié auprès de l'administration des Affaires Maritimes,
- embarquer à bord muni d'un rôle d'équipage,
- marquer d'une bouée de signalisation portant le numéro d'immatriculation   de son navire, les engins de pêche laissés en mer sans surveillance dont   il est propriétaire. Les engins non marqués sont considérés comme des   épaves et peuvent être détruits par les agents chargés de la police des   pêches maritimes.

Engins et procédés de pêche. Sont interdits :
- le barrage des passes, par quelque procédé que ce soit,
- l'emploi des arts trainants (chaluts, etc...),
- la pêche dans les ports et les estuaires.

 Nasses ou casiers :
   la maille ne doit pas être inférieure à 38 millimètres.

 Filets :     
- la maille des filets ne doit pas être inférieure à 35 millimètres de côté,
  à l'état humide (70 mm maille étirée),
- la maille des filets trémails ne doit pas être inférieure à 40 millimètres de   côté pour la nappe centrale et 200 mm pour la nappe extérieure, à l'état   humide (400 mm maille étirée),
- le temps de calée des filets trémails est limité à 5 h. maximum.

 La pêche à la senne tournante ou maillante est soumise à une    autorisation délivrée par le Directeur Régional des Affaires    Maritimes  aux marins pêcheurs propriétaires d'une senne (maîtres    senneurs). Ceux-ci  doivent souscrire une déclaration comportant une    description complète de leurs sennes.
- La maille minimale et les caractéristiques des sennes varient en fonction   des espèces pêchées, et la pêche à la senne est soumise à une   règlementation particulière : marquage des bancs de poissons, durée des   coups de senne, et composition de l'équipage.
- Senne à balaou, 16 mm de côté,
- Senne à coulirou, 20 mm de côté,
Pour toute information complémentaire s'adresser aux Affaires Maritimes.

 Dispositifs concentrateurs de Poissons :
Au cours des dernières années, les dispositifs de concentration de poissons (DCP) se sont de plus en plus imposés comme moyen d'amélioration du rendement de la pêche.
Dans la plupart des cas, on s'est contenté de mouiller des dispositifs sans s'interroger sur leurs incidences socio-économiques pour la pêche et les pêcheurs, avec pour conséquence que les programmes DCP n'ont pas toujours entraîné les améliorations escomptées.
A partir de ce constat, les différents partenaires du secteur (Affaires Maritimes, Conseil Régional, Ifremer, Comité Régional des Pêches, COOPEMAR, etc...), ont cherché à définir des objectifs de développement halieutique, en recherchant prioritairement à accroître la productivité de nos pêcheurs, à utiliser rationnellement les ressources financières et humaines.
Les premiers DCP, ont été mis en place autour de la Martinique, à l'instigation de l'Ifremer et du Comité Local des Pêches de La Martinique, dans les années 1990.  Ces dispositifs sont parfois mouillés à des profondeurs pouvant aller jusqu'à 2000 mètres, et sont équipés de réflecteur radar et de système d'éclairage.
Bien que les pêcheurs utilisent les DCP depuis plusieurs décennies dans le monde, et que l'on sache un peu plus sur le comportement et la biologie des thonidés et autres espèces pélagiques, les raisons pour lesquelles les DCP attirent les poissons restent globalement un mystère.

Une théorie couramment rapportée indique que le DCP serait un refuge.
La superstructure et la ligne de mouillage du DCP permettraient aux poissons de se mettre à l'abri des prédateurs.  Une autre théorie reposerait sur le fait que les poissons utiliseraient le DCP comme point de référence physique dans l'océan.
En tenant compte des points évoqués plus haut, un programme ambitieux de pose de DCP a vu le jour en Martinique, et nous espérons que cela apportera un dynamisme nouveau à notre secteur économique.
Ainsi, une trentaine de DCP ont été implantés autour de notre île.  Ces installations financées par l'Europe, l'Etat, et le Conseil Régional de la Martinique, représentent un investissement important pour le développement de notre pêcherie.
Un suivi précis de l'activité sur ces dispositifs sera réalisé par le Comité Régional des Pêches de la Martinique, afin d'apprécier et connaître au mieux l'impact sur la ressource pélagique.
Ces dispositifs sont exclusivement réservés aux professionnels, et lors de leur activité sur zone, ils devront arborer un pavillon qui leur sera remis par le Comité Régional des Pêches de la Martinique.
Nous rappelons aux plaisanciers qu'il est formellement interdit de pratiquer une quelconque activité de pêche à moins d'un mille nautique de ces dispositifs.



            Gérard JOSEPHA

 


 

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